Comme je vous le disais dans ma dernière chronique, l'auteure de "Pour un selfie avec lui" Sam Riversag a très gentiment accepté de répondre à plusieurs questions et je tenais à la remercier, très sincèrement, pour sa gentillesse et sa disponibilité car c'était ma première interview.

L’idée de votre roman est née par hasard ou c’est une histoire que vous aviez en tête depuis plusieurs années ?

C’est une idée qui a surgi au cours d’une convention de la série Sherlock de la BBC, quand j’ai vu des jeunes filles tenir leur photo avec Benedict Cumberbatch comme le Saint Graal, presque les larmes aux yeux, j’ai pensé que j’aimerais en faire un roman. Pour elles et pour toutes les femmes qui rêvent d’un prince charmant. Si vous aviez vu leur expression ! L’une d’elles a sauté au cou de sa mère et l’a embrassée avec émotion.

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ?

Avant tout, pour garder toute ma liberté, le choix du titre, de la couverture, conserver les droits d’adaptation, pouvoir écrire le prochain roman sans être enfermée dans un genre précis. D’ailleurs, ce ne sera pas un roman humoristique. Le style sera différent.

Combien de temps avez-vous mis pour écrire « Pour Un Selfie Avec Lui » ?

Cela s’est fait rapidement, les mots se sont couchés tout seuls sur le papier, j’étais inspirée, car j’ai commencé dès que je suis revenue de la convention. C’était en novembre, une saison où les journées sont courtes et où l’on commence à se rapprocher du coin du feu. Mi-décembre j’avais terminé. Les fêtes de Noël approchaient, c’est la raison pour laquelle une scène mémorable du roman se passe le soir de Noël, une scène presque chaplinesque, vous voyez ce que je veux dire...

Pourquoi avez-vous mis la photo d’une petite souris comme couverture du livre ?

J’avoue que c’est un peu inattendu… et subtil… C’est l’allégorie de la nouvelle vie de Mary, qui devient une autre femme. Elle délaisse les couleurs tristes qui plaisaient à Simon (et à sa mère), pour le rouge, symbole de passion. Il y a une allusion dans le livre quand elle se compare à une souris ayant envie de mordre sa belle- mère dans le lard, mais qui doit attendre les fêtes… D’où la fameuse soirée de Noël, un vrai carnage familial !

Pour écrire ce roman vous êtes-vous inspirée de faits vécus par vous ou vos proches ?

Plus ou moins. J’entends par là que je suis une fan de Benedict Cumberbatch depuis Sherlock, cela fait quelques années maintenant, et j’ai partagé avec des fans du monde entier ce plaisir. J’ai eu le privilège de l’applaudir dans Hamlet, et c’est une grande chance. Pensez que pendant plus de trois mois les gens ont campé chaque nuit devant le théâtre pour tenter d’obtenir des places, parce que tout était vendu plus d’un an avant ! Pour le reste, les personnages et les situations sont le fruit de mon imagination, heureusement ! Même si on a tous connu un ou une collègue arriviste !

Dans le roman Mary est une grande fan de l’acteur Benedict Cumberbatch, pourquoi avoir choisi cet acteur et pas un autre ?

Une lectrice m’a demandé pourquoi pas Bradley Cooper, Johnny Depp ou Ryan Gosling… Mais c’était impossible, bien que Ryan Gosling soit très charismatique dans La La Land ! J’ai choisi Benedict parce qu’il est un acteur de théâtre talentueux (J’adore le théâtre, c’est peut-être ce qui explique le rythme vaudevillesque du livre) et que des millions de fans ont reconnu en lui une grande star, parce qu’il est anglais, a de l’humour, et que je suis vraiment une fan des premiers jours, j’ai même habillé un ours avec le plus beau costume qu’il portait dans Hamlet ! (A voir sur sam.riversag.com )

Il y a certains passages dans le récit, qui m’ont beaucoup fait rire, dans lesquels Mary et Lola font des séances de Ouija et se tirent les cartes. Avez-vous participé à ce genre de séances, ou avez-vous fait des recherches pour votre histoire ?

Je n’ai pas eu à faire de recherches, c’était mon premier roman, je l’ai donc écrit en toute simplicité sur des choses que je connaissais. J’ai déjà participé à une séance de Ouija une fois, et j’ai tiré les cartes maintes fois à une époque. J’aimais bien les sciences occultes, l’astrologie, lire dans les lignes de la main… Cela ne s’oublie pas. Mais dans le roman c’est l’angle comique qui m’intéresse.

Comme le titre l’indique « Pour Un Selfie Avec Lui Mary et Lola Tome 1 » et comme la fin est ouverte, tout laisse à penser qu’il y aura une suite. Ce sera une saga de plusieurs tomes ? Ou votre idée est de n’écrire qu’une suite ?

Mon idée dès le départ a été d’écrire une série, et comme les lecteurs trouvent Mary Et Lola attachantes, je vais continuer. J’aimerais que ces deux personnages vivent plusieurs aventures, comme Brett Sinclair et Dany Wilde. J’ai envie de jouer sur un comique de contraste. Les idées ne manquent pas pour mettre en scène ces deux jeunes femmes, il y a tant de choses qui peuvent être développées… Ce premier opus était destiné à faire connaître ce duo de choc, et puisque une chronique le décrit comme parfaitement adaptable en film, pourquoi pas ?

S’il y a plusieurs tomes, est-il possible que vous changiez de personnage principal, je pense notamment à Lola, Trevor ou encore aux parents de Mary qui sont des personnages très intéressants ?

Mary et Lola resteront les deux personnages principaux, elles sont comme la nitrine et la glycérine, ensemble elles font la nitroglycérine, mélange explosif. Lola prendra du galon, Trevor deviendra un personnage important, et les parents de Mary interviendront souvent.

Avez-vous un cahier dans lequel vous notez vos idées pour vos prochains romans ou tout est dans votre tête ?

Pour ce premier roman tout était dans ma tête, j’aime écrire au fur et à mesure, ce sont les personnages et les situations qui me donnent des idées. Néanmoins, des idées ont été notées ici et là, au gré de l’inspiration, pour le troisième roman, mais elles ne seront pas retenues, parce que j’en ai toujours de nouvelles. Je suis une boîte à idées !

Quel est le moment de la journée que vous préférez pour écrire ?

Le soir. J’ai besoin d’être concentrée. J’écris d’une traite, je suis très absorbée par mes personnages, en fait quand je suis plongée dans l’écriture, je vis avec eux et j’oublie la vie réelle. C’est une deuxième vie. J’adore. Je vis leurs aventures.

Votre prochain roman est-il en cours d’écriture ? Et si oui, sera-t-il publié cette année ?

Il est fini, il est au stade de relecture. C’est un roman policier, avec une intrigue complexe et des personnages très attachants. En fait, c’est le roman dont parle Mary à la fin de mon premier roman, celui qu’elle a écrit pour voir Benedict Cumberbatch. Une enquête qui débute à Paris, vous mène à Londres, Vienne, Rome, Grenade, jusqu’en Amérique du Sud, avec deux policiers français et une psychologue. Beaucoup de suspense, une histoire aux rebondissements spectaculaires et une passion amoureuse.

Il ne sera pas publié cette année mais l’année prochaine. Le problème de l’autoédition, c’est que l’on doit tout faire soi-même, alors cela prend plus de temps qu’avec l’édition classique.

Merci beaucoup d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions!

Tout le plaisir était pour moi, Sarah, c’était vraiment très agréable de passer ce moment en votre compagnie, je vous remercie et souhaite à d’autres auteurs d’être interviewés par vous.

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