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Titre :

Pot-Bouille

Auteur :

Émile Zola

Genre :

Classique

Éditeur :

Le livre de poche

 

Résumé :

Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : "Nous sommes l'honneur, la morale, la famille."

Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.

Ce dixième volume des Rougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies.

Ce que j'en pense : 

Comme il est écrit dans le résumé, "Pot-Bouille" est le dixième volume de la saga des Rougon-Macquart. On y retrouve Octave Mouret qui avait été présenté dans le quatrième volume "La conquête de Plassans". Ce jeune homme arriviste et ambitieux se retrouve à Paris avec des rêves plein la tête. Grâce à des amis de famille il va louer une chambre dans un bel immeuble, va travailler dans un commerce "au bonheur des dames" et à travers lui nous allons faire la connaissance de tous ses nouveaux voisins, c'est-à-dire des autres personnages du roman.

À l'apparence ils semblent tous honnêtes, respectés et respectueux mais comme on dit les apparences sont souvent trompeuses. Dans cet immeuble, tout le monde a quelque chose à cacher, toute cette bonne éducation, ce luxe, ne sont qu'une façade. Et Zola au fil des pages, va nous décrire leur faiblesse, leur pauvreté, leur fragilité.

Les bourgeois de l'immeuble se sentent, bien évidemment, supérieurs aux ouvriers et aux domestiques, ils les critiquent, les montrent du doigt. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que ces derniers, ces gens du petit peuple rient derrière leur dos. Les bonnes les insultent, elles se moquent de leur soi-disant petit tracas. Elles se racontent tous les commérages, toutes ces choses honteuses que ces grands messieurs et ces grandes dames cherchent à cacher aux yeux des autres habitants de l'immeuble.

Dans une des familles, les dames se parent de belles robes, se présentent aux différentes soirées de la haute société pour briller, pour attirer les regards mais surtout pour y trouver un mari. Mais losqu'elles rentrent chez elle, le rideau tombe. On découvre qu'elles économisent sur tout, qu'elles n'ont rien à manger et que leur mode de vie est tout sauf riche et luxueux.

Dans une autre, un mari trompe sa femme, et dans une autre encore une femme trompe son mari pour payer ses dettes, pour s'acheter ce dont elle pense avoir besoin.

Mais il y aussi celle dans laquelle le mari profite de la fragilité de sa femme pour faire emménager sa maîtresse chez eux.

Et bien d'autres encore...

Ce roman est un mélange de trahison, de jalousie, de mensonge, de tromperie, dans lequel Zola ne mâche pas ses mots (comme dans tous ses autres romans d'ailleurs) pour se moquer de ces bourgeois et de leur soi-disant honneur. Malgré quelques passages un peu lents, j'ai beaucoup apprécié cette lecture. Un classique assez intéressant que je vous conseille si vous ne l'avez pas encore lu.

En ce qui concerne les personnages ils sont nombreux et je ne vais pas vous faire une liste détaillée de chacun d'entre eux, ce serait beaucoup trop long, mais je peux vous dire que je les ai trouvé désagréables, pas très attachants. Le seul personnage pour qui j'ai éprouvé de l'affection est Monsieur Josserand. Un homme qui supporte la stupidité et l'ignorance de sa femme et qui se sacrifie pour ses filles. Tous les autres m'ont énervés même Octave Mouret.

Le prochain volume des Rougon-Macquart est "Au Bonheur Des Dames" dans lequel nous retrouvons de nouveau Octave Mouret, que j'ai déjà lu mais que je vais relire avec grand plaisir pour pouvoir vous en parler dans une prochaine chronique. Car c'est avec ce merveilleux roman que j'ai découvert la plume d'Émile Zola.

À bientôt.

Sarah